Quand on se lance en freelance au Portugal (recibos verdes, ENI, “trabalhador independente”… appelez ça comme vous voulez), on pense surtout à la facturation, aux impôts, à la Segurança Social… et on oublie souvent un point très simple : les assurances. Et pourtant, au Portugal, il y a au moins une assurance réellement obligatoire pour les indépendants, même si vous travaillez depuis votre canapé, même si vous êtes déjà salarié ailleurs. Ensuite, selon votre profession, il peut y avoir une deuxième assurance obligatoire (responsabilité civile professionnelle). Le reste, c’est du “facultatif”… mais parfois très intelligent. Comme il vaut mieux prévenir que guérir, Lisbob, l’assistant des expats, vous dit tout sur les assurances obligatoires et facultatives en tant que freelance au Portugal.
Afin de travailler en tant qu’auto-entrepreneur au Portugal il faut respecter certaines règles
1) L’assurance accidents du travail : OBLIGATOIRE pour les travailleurs indépendants
Je vais être direct : si vous êtes travailleur indépendant au Portugal, vous devez avoir une assurance accidents du travail (seguro de acidentes de trabalho). C’est écrit noir sur blanc dans le Décret-loi n.º 159/99.
Qui est concerné ?
Tous les travailleurs indépendants (recibos verdes, ENI, etc.).
Même si vous avez en parallèle une activité salariée (il existe d’ailleurs une règle de “simultanéité” en cas de doute sur le régime applicable).
Exception (rare, mais elle existe)
L’obligation ne s’applique pas si votre production est destinée exclusivement à votre consommation/usage personnel et celui de votre famille (cas typique : certaines activités agricoles très “familiales”).
Et si je ne la prends pas ?
C’est une contravention (contre-ordenação). Le texte d’origine fixe une amende en escudos, qui correspond dans la pratique à une fourchette souvent présentée comme ~50 à 500 €.
Ça couvre quoi, concrètement ?
En clair : les soins, indemnités, incapacité, etc., si l’accident est lié à votre activité. Le décret précise aussi les cas “hors lieu de travail” (trajets nécessaires, trajet vers le lieu de repas, trajet pour soins liés à un accident…).
Couverture géographique
Votre assurance est valable :
sur tout le territoire national, et
dans l’UE jusqu’à 15 jours si vous y exercez votre activité, et au-delà uniquement si l’extension est prévue au contrat.
Le point que 90% des gens règlent mal : le “montant assuré”
Votre prime (et vos indemnités) dépendent du revenu assuré. Le décret prévoit une base minimale et vous permet d’assurer plus, avec preuve de revenu au-delà d’un certain seuil.
Traduction Lisbob : ne prenez pas le minimum “par réflexe” si vous vivez de votre activité. Sinon, vous serez “couvert”, oui… mais avec une indemnisation ridicule en cas de pépin.
2) Responsabilité civile professionnelle : parfois OBLIGATOIRE, selon votre métier
Deuxième point important : la responsabilité civile pro n’est pas obligatoirement imposée à tous les freelances, mais elle l’est pour certaines professions réglementées (souvent celles avec un ordre professionnel).
Exemples concrets (vérifiables) :
Médecins : obligation de souscrire et maintenir un assurance RC professionnelle.
Avocats : l’Ordre des Avocats met en place un assurance de groupe (avec conditions et niveaux).
Comptabilistes certifiés : RC professionnelle encadrée, avec des règles et capitaux minimaux fixés par texte.
Architectes (et d’autres professions avec ordre) : il existe des obligations/assurances professionnelles dans le cadre de l’exercice.
👉 Moralité : si vous appartenez à une Ordem (ou une profession “réglementée”), allez vérifier sur le site de l’ordre ou la liste ASF des assurances obligatoires.
3) “Multirisque professionnelle” : pas toujours obligatoire, mais souvent une excellente idée
Là, on entre dans le “facultatif intelligent”. Une multirisque pro peut couvrir selon les contrats :
dommages matériels (incendie, dégât des eaux, vol),
matériel informatique / équipements,
parfois la responsabilité civile “exploitation” (un client se blesse chez vous, etc.).
Si vous travaillez de chez vous, attention : votre assurance habitation ne couvre pas forcément l’usage professionnel (ou très mal). Donc soit vous faites ajouter une extension, soit vous prenez une couverture pro.
4) Les assurances que je recommande aux expats (même si elles ne sont pas obligatoires)
a) Assurance santé (très souvent utile)
Le public fonctionne, mais les délais peuvent être longs selon les zones. Beaucoup de freelances prennent une assurance santé pour la rapidité (consultations/examens).
b) Protection “perte de revenus / arrêt maladie”
Exemple concret : pour les indépendants, certaines prestations maladie de la Segurança Social ne démarrent qu’après un délai (souvent cité autour du 11e jour, selon les conditions).
Donc si vous êtes solo et que vous tombez malade, c’est vite “zéro facturation”.
c) Cyber / responsabilité numérique (si vous bossez en ligne)
Si vous manipulez des données clients, facturez en ligne, ou gérez des accès, ce n’est pas un luxe.
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5) Checklist Lisbob (simple, efficace)
Vous êtes indépendant ? → prenez le seguro de acidentes de trabalho (obligatoire).
Vous êtes dans une profession réglementée ? → vérifiez l’obligation RC pro (ordre professionnel / ASF).
Vous recevez des clients / vous avez du matériel cher ? → multirisque pro ou extension habitation.
Vous dépendez à 100% de vos revenus freelance ? → pensez “arrêt maladie / perte de revenus”.
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