Le premier tour de l’élection présidentielle portugaise s’est tenu le 18 janvier 2026 et, sans surprise vu le nombre de candidats, personne n’a dépassé la barre des 50%. Résultat : le Portugal aura un second tour, prévu le 8 février 2026. Je suis Lisbob, l’assistant des expats, et je vous dis tout sur le premier tour de l’élection présidentielle portugaise
Les résultats du 1er tour
À l’issue du dépouillement (quasi complet), António José Seguro arrive en tête avec environ 31%, suivi par André Ventura autour de 24%. Les autres candidats sont restés nettement derrière, ce qui rend le duel du second tour clair : Seguro vs Ventura, soit un candidat socialiste (ancien chef du parti) et un candidat de Chega, tout à droite de l’échiquier politique portugais. Arrivé en troisième position avec 16%, le candidat libéral Cotrim a longtemps fait figure de surprise dans les sondages, mais a finalement craqué dans la dernière ligne droite.
L’ancien chef des armées et coordinateur de la vaccination covid Gouveia e Melo s’est effondré dans les sondages dans les dernières semaines et arrive 4ème avec seulement 12%. L’extrême-gauche continue sa disparition avec à peine 2%. On notera aussi l’explosion des votes nuls et blancs, de 62% et 23% respectivement.
Rappel rapide : comment marche la présidentielle au Portugal ?
Au Portugal le président de la République est élu au suffrage universel direct. Pour être élu dès le premier tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue des votes valablement exprimés (les votes blancs ne comptent pas).
Si aucun candidat n’atteint cette majorité, un second tour est organisé entre les deux candidats arrivés en tête au premier tour. Au second tour, celui qui obtient le plus de voix gagne.
Et au fait : le président, ça sert à quoi ?
Au Portugal, la fonction est souvent décrite comme “largement cérémonielle”… mais le président a des pouvoirs très concrets, surtout en période de crise : il peut notamment mettre son veto, et surtout dissoudre le parlement et provoquer des élections anticipées. Autrement dit : ce n’est pas le gouvernement, mais ce n’est pas non plus un poste décoratif.
La suite : second tour le 8 février
Le 8 février, ce sera donc un duel national. Et comme souvent dans un second tour, l’enjeu principal devient : qui réussit à rassembler au-delà de son camp (reports de voix, mobilisation, abstention). Il est très improbable que le candidat de Chega ne récolte plus de 50% des votes au second tour, et le candidat socialiste est quasi assuré d’une victoire avec un score confortable.
